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L'interface Serial-ATA: un accès plus rapide au disque dur - page 1/2
Christian Quirion - 2003-05-25 02:44:36
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On le sait, au niveau du matériel informatique, les mises à
niveau du matériel et des standards constituent véritablement
le pain et le beurre des équipementiers. Du même coup, ces nouveautés
contribuent certainement à alimenter notre désir de sans cesse
renouveler nos configurations pour poursuivre notre éternelle quête
du Graal de la performance... De fait, les améliorations rapportées
au niveau des processeurs, des cartes mères, de la mémoire vive
et des puces graphiques sont si fréquentes qu’un PC non mis à
niveau devient rapidement obsolète, sinon dans la réalité,
du moins dans l’imaginaire collectif. Pourtant, quand on y songe, il
est curieux de constater qu’il y a tout de même quelques composantes
qui n’ont pas évolué aussi rapidement depuis plusieurs
années, notamment au niveau du stockage de données. Bien sûr,
le champion de longévité toute catégorie demeure le vénérable
lecteur de disquette, sans cesse condamné mais bénéficiant
pourtant toujours d’un inième sursis. Mais là n’est
pas l’objet de cet exposé.

C’est vers la fin des années 80 que les premiers
disques ATA ont fait leur apparition. Depuis, il faut bien admettre qu’il
continue de constituer l’un des principaux goulots d’étranglement
d’un PC. Bien sûr, le standard a tout de même eu droit à
quelques améliorations notables alors qu’il a évolué
vers l’ATA100 et l’ATA133, faisant passer le taux de transfert de
3,3 Mo/s à un théorique 133 Mo/s. En même temps, les capacités
de stockage maximales ont aussi grimpé lentement mais sûrement.
Pour mieux s’en rendre compte, il suffit de comparer l’un des premiers
disques de 10 ou 20 Mo aux monstres actuels, qui peuvent atteindre 320 Go. Pour
notre plus grand bonheur, le coût par mégaoctet n’a jamais
cessé de diminuer et il n’est désormais plus nécessaire
d’hypothéquer sa maison pour se payer une paire de disques durs
pour monter un RAID… Tout de même, il faut bien reconnaître
que le concept du disque dur, et particulièrement de l’interface
employée peut nous sembler désuet par rapport aux autres pièces,
les connecteurs, les cavaliers et les câbles (même ronds) semblant
appartenir à une autre époque.
 
Malgré tout, en ayant poussé la norme ATA dans
ses derniers retranchements pour offrir des performances et capacités
accrues, la nouvelle génération de disques IDE offrait déjà
une alternative valable aux systèmes SCSI. Voilà maintenant qu’une
nouvelle interface, nommée Serial-ATA, s’apprête à
succéder à la norme IDE. Pas de doute, si S-ATA est appelé
à remplacer, au cours des prochains mois l’ATA parallèle
actuel (qui permet de connecter unités de stockage et lecteurs/graveurs
optiques au format IDE), les attentes sont centrées autour d’une
performance accrue. Mais outre une amélioration considérable des
débits (les échanges entre les périphériques et
le processeur sera porté, dans un premier temps, de 133 à 150
Mo/s), la nouvelle interface apportera aussi une amélioration au niveau
du branchement en proposant un format de câble rond, plus petit et plus
flexible que les nappes actuelles. Ce changement en apparence bénin,
certes bienvenu pour l’ensemble de l’industrie et des utilisateurs,
permettra enfin d’améliorer la circulation d’air et d’optimiser
le refroidissement des composantes sans cesse plus rapides et vulnérables
à la chaleur.

Promue par plusieurs équipementiers, incluant Maxtor
et Seagate, on prévoit que la nouvelle norme aura réussi à
faire l’unanimité dès 2005 alors que 90% des disques équipant
les portables et les PC de bureau devraient être dotés de l’interface
S-ATA. Si l’architecture de la première version, qui remonte à
l’an 2000, est en théorie déjà 12% plus rapide que
l’IDE actuelle, c’est surtout avec la prochaine mouture (Serial
ATA II) qu’on pourra se glorifier d’avoir définitivement
éliminer ce goulot d’étranglement que constitue le transfert
de données. En effet, cette nouvelle version, toujours en élaboration,
devrait permette de doubler, voire de quadrupler le taux de transfert pour le
propulser vers un sommet de 600 Mo/s dès 2005.
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