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Comparatif: Pentium 4 2.8 GHz vs Athlon XP 2800+ - page 1/5
Christian Quirion - 2003-01-02 08:03:11
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Avant de débuter, un petit bémol à propos du dernier-né
d’AMD : il faut savoir qu’il a été extrêmement
difficile de se procurer un échantillon d’essai, AMD n’étant
pas disposé à nous prêter ou même nous vendre un
Athlon XP 2800+. Les stocks sont, c'est évident, encore extrêmement
limités et il est fort douteux qu’un consommateur puisse en faire
l’acquisition avant plusieurs semaines encore, voire quelques mois peut-être
alors qu'il sera par contre très bientôt possible de se procurer
le nouveau P4 d’Intel cadencé à 3.06 GHz et bénéficiant
de la nouvelle technologie HyperThreading. Enfin, le présent exercice
n’est tout de même pas futile car il permet de comparer les deux
technologies et d’extrapoler sur les prochains lancements.
Ce fut, à n’en pas douter, une année difficile pour AMD.
Encore 12 mois à peine, l’Athlon arrivait à tenir Intel
sur les talons avec des puces plus performantes et moins chères que
celles de son rival. Des délais de production ont fait en sorte que
le P4 ait repris momentanément sa place à l’avant du peloton
et entraîner des baisses de rentrées de fonds pour AMD. Ces pertes
(il faut savoir que l’action d'AMD en bourse est même descendue
sous le seuil des 4$ en octobre dernier) ont aussi eu pour conséquence
d’entraîner des mises à pied et l’avenir ne s’annonce
pas rose pour le fondeur qui mise beaucoup sur la prochaine génération
(Hammer)
de ses puces pour ravir à nouveau la couronne à Intel, du moins
au niveau des performances brutes. En attendant, la firme de Sunnyvale (Californie)
nous a concocté une version plus musclée de l’Athlon cadencé
à 2.25 GHz qui bénéficie enfin d’un système
bus bonifié, passant de 266 à 333 MHz (2 x 166 MHz).
Jusqu’à ce que cet Athlon nouveau ne fasse son
apparition, le Pentium 4 à 2,80GHz constituait quant à lui le
vaisseau amiral d’Intel, régnant en maître absolu au niveau
des performances. Hormis une fréquence augmentée par rapport à
son prédécesseur, ce Northwood nouveau crû n'apporte pas
véritablement de modifications importantes. Le noyau a certes légèrement
évolué mais ce P4 conserve 512ko de cache L2 et un bus système
(FSB) de 133MHz.
Évolution des puces et plates-formes - AMD
Depuis
la disparition du Socket 7, AMD et Intel ont emprunté des voies différentes.
Après un passage en Slot One pour les processeurs Intel et Slot A pour
les puces d’AMD, les fondeurs sont finalement revenus tous deux à
un Socket propre. Aujourd'hui, la gamme complète d'Intel repose sur le
Socket 478 et celle d'AMD trône sur Socket A. Dans un camp comme dans
l'autre, la mémoire DDR a fini par s’imposer bien qu’Intel
continue à supporter la plate-forme RAMBUS, pour le moment du moins.
Entre le premier processeur Athlon cadencé à
500MHz et l'Athlon XP 2800+ qui tourne à 2.25GHz, l'évolution
est marquée. Ainsi, l'Athlon est passé du Slot A au Socket A,
son cache L2 a été intégré à même le
« die » (le corps du processeur), le bus système est passé
de 100 à 166MHZ, la gravure est passée en .13µ et les fonctions
SSE ont été intégrées. A noter cependant, les Athlon
XP 2800+ et 2700+ ainsi que leurs cousins 2400+ et 2600+ reposent sur un noyau
Thoroughbred-B alors que tous les autres Athlon gravés en .13µ
utilisent la révision Thoroughbred-A.
Le plus gros problème de l'Athlon est la montée
en fréquence nécessaire pour produire une puissance plus élevée.
En effet, malgré de nombreuses améliorations, le die de l'Athlon
se fait résolument vieillissant. Lors de sa conception, les fréquences
de 1GHz et plus étaient encore utopiques… Aujourd'hui, AMD doit
faire preuve d’ingéniosité pour parvenir à extraire
la quintessence de sa matrice. Le noyau du Thoroughbred-A ne lui permet d’ailleurs
pas de dépasser les 2GHz.
AMD a donc dû réviser une nouvelle fois le corps
de son processeur pour y ajouter une nouvelle couche métallique nécessaire
à l'ajout de transistors supplémentaires imposés par la
réorganisation de certaines entités du noyau qui exigeait la création
de nouveaux chemins d'accès. Ces chemins doivent bien entendu être
les plus directs possible afin d'autoriser la montée en fréquence.
La nouvelle couche métallique permet également de disposer les
différentes parties du noyau de manière à produire une
chaleur plus homogène et donc faciliter son évacuation. En contrepartie,
ce noyau composé de 9 couches s’avère évidemment
plus complexe et coûteux à produire. Pour ceux qui sont friands
de chiffres, le noyau Thoroughbred-A embarque 37,2 millions de transistors répartis
en 8 couches sur 80mm². L'ensemble nécessite une alimentation de
1,5volt à 1,65volt en fonction de la fréquence. Le coeur du Thoroughbred-B
est quant à lui composé de 37,6 millions de transistors disposés
sur 9 couches pour une surface de 84mm². Manufacturés à Dresden
en Allemagne, les Thoroughbred-B requièrent une tension de 1,65v et dissipent
74.3 watts de chaleur.
Évolution des puces et plates-formes - Intel
Il
faut s’en rappeler, le Pentium 4 a débuté sa vie sur le
Socket 423. Cette plate-forme n’était toutefois pas destinée
à connaître une longue vie, le support ne contenant pas assez de
broches pour permettre un fonctionnement stable au-delà de 2GHz. Qu’à
cela ne tienne, le P4 Willamette au format 423 a cédé sa place
à l’architecture du Northwood qui permet, grâce à
la gravure en .13µ, d'intégrer 512ko de cache L2 et d'ainsi pallier
le manque flagrant de bande passante. Les processeurs de type Northwood comptent
55 millions de transistors contre 42 millions pour l'ancien modèle Willamette.
Cette différence importante s'explique en grande partie par les 256ko
de cache L2 intégrés à même le noyau. Le Northwood
occupe une surface de 131mm² comparativement à 217mm³ pour
le Willamette qui est gravé en .18µ. Autre différence importante:
alors que l'Athlon XP est constitué de 9 couches, le Northwood ne nécessite
que 6 couches de métal, ce qui a pour effet de réduire les coûts
de production. Finalement, ce nouveau P4 nécessite également une
tension moins importante: il ne requiert plus que 1,5v.
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